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Série « Nous sommes CABRI » : Entretien avec Abdou Salam Jatta, Gambie

24 juillet 2025
Mr Abdou Salam Jatta

Lors de son séjour en Gambie, Awa Touray, consultante de CABRI, a rencontré Abdou Salam Jatta, directeur financier au ministère des Finances et de l'Économie. Ancien bénéficiaire du programme CABRI Building State Capabilities (BSC), M. Jatta a évoqué son engagement auprès de CABRI et les enseignements qu'il en a tirés et qu'il a mis en pratique tout au long de son mandat au ministère.

Outre la mise en place d'une série de programmes et la supervision de ses pays membres, CABRI offre également un soutien et des interventions au niveau national. Dans cette interview, nous présentons un aperçu de l'impact de nos programmes sur les participants et leurs pays.

CABRI : À quelles activités de CABRI avez-vous déjà participé ?

Monsieur Jatta : J'ai participé à quelques événements (par exemple la Conférence 2017 de CABRI intitulée « Gérer les pressions budgétaires » qui a eu lieu à Ouagadougou, au Burkina Faso, le Dialogue sur les Politiques de 2016 en matière de santé, intitulé « Davantage de santé pour le même prix : l’amélioration de l’efficience technique des dépenses de santé en Afrique » qui s’est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie) et à l'édition 2017 du Programme « Renforcer les compétences en gestion des Finances publiques ».

CABRI : Quelles sont les principales connaissances issues de vos engagements CABRI dont vous pouvez faire part ? Avez-vous appliqué ou exploité certaines de ces connaissances au sein de votre ministère ou ailleurs ?

Monsieur Jatta : J'ai trouvé que le programme RCGFP avait l’impact le plus important compte tenu de sa nature rigoureuse et pratique. Les séances sur la déconstruction des problèmes et l'approfondissement des moindres détails ont été assez révélatrices. Cette approche m'a aidé à voir un autre aspect de la résolution de problèmes dont j'ignorais l'existence. La nature pratique du programme a permis de formuler certaines recommandations sur la gestion budgétaire. En raison de mon expérience avec le programme, je tenais à encourager d’autres fonctionnaires à y participer.

CABRI : Quel intérêt avez-vous vu dans la nature intersectorielle du travail de CABRI – par exemple, le fait de réunir des acteurs des finances, de la santé et de la planification ?

Monsieur Jatta : Il encourage la coordination intersectorielle, qui à son tour favorise le partage des connaissances.

CABRI : Depuis votre participation à ces programmes, les choses ont-elles changé dans l'approche de votre institution pour résoudre les problèmes de GFP ? Y a-t-il des politiques, des pratiques ou des discussions qui, selon vous, ont été influencées par ces programmes ?

Monsieur Jatta : Eh bien, au départ oui. Mais actuellement, l'élan initial acquis s'est essoufflé. Cela peut s’expliquer en partie par le manque de suivi. En outre, la plupart des membres de l'équipe du programme RCGFP en question sont partis.

CABRI : En quoi le soutien de CABRI (apprentissage par les pairs, coaching, Dialogue, produits de connaissance) a-t-il complété les autres soutiens que vous avez reçus ou a différé de ces derniers ?

Monsieur Jatta : Le coaching se démarque par le fait qu'il offre une interaction individuelle avec les participants. Les commentaires sur les devoirs étaient également importants pour réorienter les participants vers ce qui était nécessaire.

CABRI : Quels sont, selon vous, les défis les plus pressants de la GFP en Gambie pour lesquels CABRI pourrait apporter son aide ?

Monsieur Jatta : Relever les défis budgétaires, en particulier ceux liés au déficit et à la dette. Les positions constantes de déficit et de dette sont des éléments qui réduisent l'espace budgétaire et laissent moins de place pour le développement. Par conséquent, tout soutien visant à réduire le déficit ou le surendettement serait très utile.

CABRI : De votre point de vue, quelle a été la valeur unique de l’adhésion à CABRI ? Comment se compare-t-elle au soutien reçu d'autres acteurs régionaux ou internationaux ?

Monsieur Jatta : L'occasion de participer au programme RCGFP s’est avérée très précieuse. À mon avis, ce mode de soutien est assez unique et favorise une plus grande conservation des connaissances acquises, compte tenu de l'expérience pratique qu'il procure. Le fait que les participants soient formés simultanément, tout en abordant les défis auxquels fait face un pays, le rend percutant. C'est un mode de soutien qu'aucun autre acteur n'a proposé.

CABRI : Qu'est-ce qui a été le plus bénéfique dans le format ou le processus utilisé dans les engagements de CABRI auxquels vous avez participés (p. ex., la résolution de problèmes en équipe, l’échange entre pairs, le coaching) ?

Monsieur Jatta : La résolution de problèmes en équipe et le coaching direct.

CABRI : Qu’aimeriez-vous voir davantage dans les futurs engagements de CABRI avec la Gambie ?

Monsieur Jatta : Davantage de programmes comme le RCGFP.

CABRI : Si vous le pouvez, parlez-moi d'un moment d'un programme ou d'une conférence qui vous a vraiment marqué.

Monsieur Jatta : Le moment où nous avons gagné le prix de la meilleure performance en équipe du programme RCGFP. La camaraderie et la compétition positive entre les participants sur les lieux du dernier événement RCGFP de notre cohorte étaient mémorables.

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